07/02/2007

L'invité que j'aurais aimé interviewer cette semaine

Interview fictive et pamphlétaire

medium_cope.jpg

 

 

Aujourd'hui : Jean-François Copé, ministre du budget, porte-parole du gouvernement

 

Laurent Haddad :

Monsieur Copé, le titre de votre dernier ouvrage « Promis, j'arrête la langue de bois », n'a pas été retenu pour le prix de l'humour politique. Une déception ?

Jean-François Copé :

(Sourire) Déçu, oui et non. Je ne cours pas après les prix, ni les honneurs.

Par exemple, je ne suis passé que 12 fois à la télévision depuis le début du mois et vous m’avez vu me plaindre ?

D’un autre côté, si les membres du jury du prix de l’humour politique n’ont pas retenu le titre de mon livre, c’est qu’ils m’ont pris au sérieux… C’est vraiment étrange.

L H :

La loi sur la consommation vient d’être arbitrairement enterrée et…

J-F C :

(Il coupe) Non, non. La loi a été repoussée à la prochaine mandature en raison de l’engorgement législatif…

L H :

(Il coupe aussi) Allons monsieur le ministre ! Souvenez-vous du titre de votre livre !

Bon changeons de sujet.

Monsieur le porte-parole du gouvernement, ministre délégué au budget et à la réforme de l’Etat, maire de Meaux, conseiller du conseil régional de Seine-et-Marne, vous êtes il me semble contre le cumul des mandats ?

J-F C :

Oui, ces élus qui trustent les postes à foison, c’est intolérable !

L H :

(Lève les yeux au ciel) Comment jugez-vous la campagne de Nicolas Sarkozy ?

J-F C :

Le gouvernement est dans l’action et suit la feuille de route fixée par le président de la république.

L H :

Euh ce n’était pas ma question monsieur Copé…

J-F C :

Ah ? Ce n’est pourtant pas mon genre de répondre à côté d’une question posée

L H :

(Il pouffe) Bon. Pensez vous que Ségolène Royal, ai l’étoffe pour être président de la république ?

J-F C :

Evidement ! Elle à des vêtements fabriqués avec des étoffes seyantes et colorées !

L H :

Monsieur Copé… Nous tournons en rond. Vous ne répondez à aucune de mes questions sans esquiver !

J-F C :

(Air honteux) J’ai pourtant répondu avec sincérité et rigueur, je vous trouve un peu de mauvaise foi monsieur Haddad ! Et je sais de quoi je parle en la matière.

L H :

Je veux bien vous croire sur ce point... 

Dernière question : Avez-vous un avis sur l’excellent début de campagne de François Bayrou ?

J-F C :

Oui.

L H :

Et ?

J-F C :

J’ai répondu là non ?

L H :

(Air dépité) Merci monsieur le ministre et longue vie à « Promis, j’arrête la langue de bois », un livre ô combien réaliste.